
Né en 1929 à Dampicourt, sa jeunesse se passe autour de Virton et Saint-Mard. Il fait ses études à l'Athénée Royal de Virton et a eu notamment comme professeur, Jean Lejour, aquarelliste renommé. Cependant, il dessine mais sans vraiment ressentir une vocation pour cela.
Ses études terminées, il est engagé au tribunal d'Arlon pour partir ensuite, en 1958, comme greffier en chef à la Justice de Paix de Bastogne où il a vécu pendant une trentaine d'années, pour terminer par la même fonction à la Justice de Paix d'Arlon. C'est alors que son crayon devient utile, pendant les longues plaidoiries des avocats, il fait des carricatures… mais toujours pas de couleur en vue.
Intéressé par la peinture depuis très longtemps, il a toujours aimé fréquenter les expositions.
Passionnés d'antiquités, lui et son épouse, Odile Naramski, achètent chez un brocanteur, dans les années 70, une ancienne horloge comtoise fixée dans une caisse en bois de sapin. Pour l'enjoliver, il s'est acheté quelques tubes de peinture et y a peint des fleurs afin de lui donner un style bavarois. C'est donc à l'âge de 40 ans qu'il a acheté ses premiers pinceaux; une longue histoire d'amour avec la peinture était née.
Après avoir étudié les techniques dans des livres spécialisés et s'être constitué une petite bibliothèque, il a commencé par la peinture à l'huile. Il s'est ensuite adonné au pastel, puis à l'aquarelle, toujours en autodidacte. Cette dernière technique est cependant très particulière et subtile. Elle ne tolère pas la moindre erreur, avec des temps de séchage dont il faut profiter, ni trop tôt, ni trop tard. Après quelques années de pratique, il a décidé de s'inscrire aux cours donnés à Libramont par son ami d'enfance et aquarelliste gaumais de grande réputation, Pierre Chariot. Ce dernier n'a pas hésité à lui dévoiler tous ses secrets et les résultats ne se sont pas fait attendre.
En effet, pour sa première participation, il a été retenu pour la biennale nationale d'aquarelle de Namur, du 30 avril au 16 mai 1993, réputé pour la sévérité de son jury.
Paysagiste avant tout et amoureux de la nature, il sillonne la campagne Ardennaise et Gaumaise. Il réalise son esquisse et fixe souvent sur une diapositive le site choisi, qu'il quitte à regret. C'est dans son atelier, installé sous les combles de sa maison, qu'il termine l'œuvre commencée.
Maurice Marischal peint la beauté. Ses aquarelles, remplies de douceur, racontent des paysages qui nous entourent avec un zeste de rêve en plus. La douceur des champs, les forêts dans la brume, des édifices pittoresques ou un joyeux bouquet de fleurs nous font ressentir la sensibilité de l'artiste.
Ses huiles ont une vigueur qui lui ont valu d'être comparé à Camille Barthélemy ou Albert Raty. La dure Ardenne et la douce Gaume se retrouvent dans des tonalités que l'artiste affectionne. Mais également des scènes de marins bretons en ciré jaune s'affairant dans un port. Cette peinture rude, à la limite de l'expressionisme, cache pudiquement sa sensibilité et sa poésie.
Plus tard, il ajoutera des paysages d'ailleurs, ramenés de ses nombreux voyages: l'Irlande, la Bretagne, la Provence et d'autres régions de France.
Sa première exposition s'est tenue à Bastogne en 1982 où elle a rencontré un énorme succès. Elle fut d'ailleurs suivie par beaucoup d'autres.
En 1999, à la suite de problèmes de santé, il fait une pause en espérant qu'elle soit de courte durée. Malheureusement, il en ressort paralysé du côté droit. Cela ne l'a pas empêché, avec beaucoup de volonté, de recommencer à peindre de la main gauche.
Son atelier compte d'ailleurs de nombreuses aquarelles faites de la main gauche, qui, même si elles ne satisfaisaient pas pleinement l'artiste, prouvent que son talent était grand et qu'il a su rebondir.
Il s'est éteint en 2005 dans sa dernière demeure située à Metzert. Maison joliment restaurée avec son épouse Odile et dans laquelle ses nombreuses œuvres sont encore exposées.